Je me rappelle ce jour de juin 2oo1 comme d'un merveilleux souvenir. C'était une belle journée d'éte ; l'air était doux, le ciel sans nuages et le soleil brillait, faisant ressortir les taches de rousseur qui parsèment encore aujourd'hui mes joues et mon nez ; mes cheveux blonds paraissait aussi plus clairs que d'ordinaire. Ma famille et moi-même avions été invités pour manger chez ma meilleure amie, Gwendoline, qui n'était autre que ma voisine et la fille de ma nourrice. Heureuse coïncidence ! Nos deux familles s'entendaient parfaitement. Ses parents avaient aussi conviés d'autres voisins. Ainsi tout le monde s'étaient retrouvés attablés sur la terrasse. Les enfants, c'est-à-dire Gwendoline, sa soeur, son frère, le mien et moi étions assis à part autour d'une petite table. De cette façon, les adultes pouvaient parler entre eux de choses inutiles pour les enfants que nous étions alors. Nous sortions de table assez souvent, n'y revenant que lorsqu'il fallait manger. Une piscine gonflable était installée dans le jardin, et dés que nous en avions l'occasion nous n'hésitions pas à y entrer. Gwendoline avait un maillot de bain jaune et noir qui apparaît d'ailleurs sur la photo. Le mien était vert, néanmoins je devais me baigner avec un t-shirt car ma peau claire était propice aux coups de soleil. Cela ne m'empechait guère de m'amuser, éclaboussant mon amie et riant aux éclats. J'ai longtemps considéré ce jour de juin 2oo1 comme une journée totalement banale. Huit ans plus tard, je comprends qu'il ne faut pas forcèment faire des choses extraordinaires, qu'il suffit parfois d'être entourée de ceux que l'on aime, et de sourire, pour être heureux. Aujourd'hui, je contemple cette photographie les larmes aux yeux, partagée entre la joie et la tristesse. Je me rémémore tous les bons moments vécus avec Gwendoline au cours de notre enfance. Nos aprés-midi passés chez l'une ou l'autre, à jouer à la maîtresse d'école ou à la marchande, à nos soirées pyjamas ou à nos vacances au bord de la mer ensemble. A cette époque, j'étais insouciante, remplie de joie, et je m'amusais. Je profitais de la vie comme n'importe quel enfant, et rien ne m'importait plus que mon amitié avec Gwendoline. On partageait tout ; nos secrets, nos peines, nos joies, nos déceptions.. On aimait à se dire que cela ne changerait et que rien ni personne ne pourrait nous séparer. A ce jour, notre amitié à bien changeait. Beaucoup de choses ont beau nous séparer, malgré les hauts et les bas, nous n'avons ni ne cesserons jamais d'être amies. Sa présence à mes côtés me réconforte car je sais qu'en cas de besoin elle sera là pour m'aider ou me consoler. A présent, nous avançons main dans la main, pour mon plus grand bonheur, bien que ma vie ne soit qu'un enchaînement d'instants furtifs ; tout s'emboît dans une suite d'évènements plus ou moins dérisoires, et je regrette cette petite fille, si naîve, que j'étais lors de mon enfance. Lorsque ma seule préoccupation était d'avoir la plus belle Barbie..