mais j'y crois encore, peut-être un peu moins fort, mais un peu encore ...

Regarde bien tout ce qu'il y a autour de nous: de l'eau en colère, de la terre qui s'en moque, des montagnes dominantes, des arbres, de la lumière qui joue à chaque minute de la journée à changer d'intensité et de couleur, des oiseaux qui voltigent au-dessus de nos têtes, des poissons qui essaient de ne pas être la proie des mouettes tout en chassant d'autres poissons. Il y a toute cette harmonie de bruits, celui des vagues, celui du vent, celui du sable;et puis au milieu de ce concert incroyable de vies et de matières il y a toi, moi et les tous les être humains qui nous entourent. Combien d'entre eux verront tout ce que je viens de te décrire? Combien réalisent chaque matin le privilège de se réveiller et de voir, de sentir, de toucher, d'entendre, de ressentir? Combien d'entre nous sont-ils capables d'oublier un instant leurs tracas pour s'émerveiller de ce spectacle inouï? Il faut croire que la plus grande inconscience de l'homme, c'est celle de sa propre vie. Toi tu prends conscience de tout cela, parce que tu es en danger, et cela fait de toi un être unique, par ce dont tu as besoin pour vivre: les autres, parce que tu n'as plus le choix. Alors pour répondre à la question que tu ne cesses de me poser depuis tant de jours, si je ne prends pas de risques, toute cette beauté, toute cette énergie, toute cette matière en vie te deviendrait définitivement inaccessible. C'est pour cela que je fais cela, réussir à te ramener au monde donne un sens à ma vie. Combien de fois la vie m'offrira-t-elle de faire une chose essentielle?

# Posté le jeudi 14 mai 2009 14:00

Modifié le samedi 12 décembre 2009 12:26

Parle si tu as des mots plus forts que le silence, ou garde le silence.

Parle si tu as des mots plus forts que le silence, ou garde le silence.

# Posté le samedi 09 mai 2009 06:09

Modifié le samedi 12 décembre 2009 16:56

Je perdrais ma vie pour que la tienne devienne un rêve et que ton dos posséde des ailes.

Je perdrais ma vie pour que la tienne devienne un rêve et que ton dos posséde des ailes.
Je me rappelle ce jour de juin 2oo1 comme d'un merveilleux souvenir. C'était une belle journée d'éte ; l'air était doux, le ciel sans nuages et le soleil brillait, faisant ressortir les taches de rousseur qui parsèment encore aujourd'hui mes joues et mon nez ; mes cheveux blonds paraissait aussi plus clairs que d'ordinaire. Ma famille et moi-même avions été invités pour manger chez ma meilleure amie, Gwendoline, qui n'était autre que ma voisine et la fille de ma nourrice. Heureuse coïncidence ! Nos deux familles s'entendaient parfaitement. Ses parents avaient aussi conviés d'autres voisins. Ainsi tout le monde s'étaient retrouvés attablés sur la terrasse. Les enfants, c'est-à-dire Gwendoline, sa soeur, son frère, le mien et moi étions assis à part autour d'une petite table. De cette façon, les adultes pouvaient parler entre eux de choses inutiles pour les enfants que nous étions alors. Nous sortions de table assez souvent, n'y revenant que lorsqu'il fallait manger. Une piscine gonflable était installée dans le jardin, et dés que nous en avions l'occasion nous n'hésitions pas à y entrer. Gwendoline avait un maillot de bain jaune et noir qui apparaît d'ailleurs sur la photo. Le mien était vert, néanmoins je devais me baigner avec un t-shirt car ma peau claire était propice aux coups de soleil. Cela ne m'empechait guère de m'amuser, éclaboussant mon amie et riant aux éclats. J'ai longtemps considéré ce jour de juin 2oo1 comme une journée totalement banale. Huit ans plus tard, je comprends qu'il ne faut pas forcèment faire des choses extraordinaires, qu'il suffit parfois d'être entourée de ceux que l'on aime, et de sourire, pour être heureux. Aujourd'hui, je contemple cette photographie les larmes aux yeux, partagée entre la joie et la tristesse. Je me rémémore tous les bons moments vécus avec Gwendoline au cours de notre enfance. Nos aprés-midi passés chez l'une ou l'autre, à jouer à la maîtresse d'école ou à la marchande, à nos soirées pyjamas ou à nos vacances au bord de la mer ensemble. A cette époque, j'étais insouciante, remplie de joie, et je m'amusais. Je profitais de la vie comme n'importe quel enfant, et rien ne m'importait plus que mon amitié avec Gwendoline. On partageait tout ; nos secrets, nos peines, nos joies, nos déceptions.. On aimait à se dire que cela ne changerait et que rien ni personne ne pourrait nous séparer. A ce jour, notre amitié à bien changeait. Beaucoup de choses ont beau nous séparer, malgré les hauts et les bas, nous n'avons ni ne cesserons jamais d'être amies. Sa présence à mes côtés me réconforte car je sais qu'en cas de besoin elle sera là pour m'aider ou me consoler. A présent, nous avançons main dans la main, pour mon plus grand bonheur, bien que ma vie ne soit qu'un enchaînement d'instants furtifs ; tout s'emboît dans une suite d'évènements plus ou moins dérisoires, et je regrette cette petite fille, si naîve, que j'étais lors de mon enfance. Lorsque ma seule préoccupation était d'avoir la plus belle Barbie..

# Posté le vendredi 08 mai 2009 17:14

Modifié le samedi 19 décembre 2009 15:58

Why does love always feel like a battlefield ?

Why does love always feel like a battlefield ?

Je ne me suis jamais senti aussi seul, jamais dans une impasse à ce point, alors je fonds en larmes pour moi tout seul, parce que j'ai fini par comprendre que, dans ces cas-là, quand tu n'as plus d'autre solution, quand ça devient trop, trop impossible, trop sans issue, c'est la seule chose à faire.


Gwendoline; 15 ans.

# Posté le mercredi 20 mai 2009 14:51

Modifié le mercredi 30 décembre 2009 16:41

He said he just wants to be friends . - b.davis

He said he just wants to be friends . - b.davis

L'attachement est une absurdité, une incitation à la douleur.
Les êtres s'attachent et deviennent dépendants les uns des
autres à tel point que lorsque l'un vient à partir, le monde s'écroule autour de l'autre.

# Posté le mardi 25 août 2009 08:12

Modifié le vendredi 01 janvier 2010 19:00